Publié le 2 Mai 2017

A tous les amateurs de roulette russe électorale : arrêtez vos conneries ! Réveillez-vous ! Ce qui se passe n'est pas virtuel mais réel. Envoyez chier Facebook et les poisons qui s'y distillent. C'était au premier tour, qu'il fallait voter d'après ses convictions. Maintenant, il faut empêcher le FN d'accéder au pouvoir suprême. Point barre !

 

Un délire haineux et paranoïaque émerge de partout, en réponse à ceux qui tentent de décrire cette réalité. Est-ce la preuve qu'une partie des électeurs mélenchonnistes souffrent eux aussi de la croyance en l'homme providentiel et que leur champion éliminé, ils sont prêts à s'immoler par le feu ? S'agit-il d'un symptôme inévitable, dans un pays pris depuis trop longtemps dans les rets d'un système présidentiel anti-démocratique ? La situation est pourtant simple : voulez-vous ou ne voulez-vous pas de Le Pen à la présidence ? Si un type vous vise avec un fusil, en toute circonstance, il est inutile de cacher sa tête dans un tas de sable.

 

Certains électeurs disent : si Le Pen est élue, elle n’aura aucun pouvoir.

 

Comment peut-on encore croire qu'on vit dans une véritable démocratie et que le président n'aurait aucun pouvoir. Rappel : en France, le Président de la République est le chef des armées et détient le pouvoir d'appuyer sur le bouton de l'arme nucléaire. Il est prédominant en matière de politique étrangère. Il a le pouvoir de nommer les chefs des grands corps d’Etat. Il n’avait fallu que quelques semaines à la gauche, en 1981, pour remplacer les chefs de la police et les préfets. Je vous rappelle aussi qu'on est sous état d'urgence, ce qui permet tous les excès policiers et limite le rôle de la justice. Quant au vote blanc, à quoi sert-il ? A dire que Macron et Le Pen c'est bonnet blanc et blanc bonnet ? A bouder. A montrer sa mauvaise humeur ? Le Pen n’en a rien à foutre, de votre sentiment d’humiliation.

 

Si l’on veut pouvoir continuer à se battre contre le système, y compris dans la rue, ce n’est pas sous une présidence FN qu’on pourra le faire. En revanche, il sera possible de contester le système Macron. La démocratie est un combat de tous les jours. La première étape consiste à éliminer Le Pen. Ensuite, il faudra lutter, encore et toujours, pour un monde meilleur. Aucun héros ne nous l’offrira sur un plateau.

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 16 Avril 2017

Piégé par des médias qui le gavent de pronostics douteux et lui vendent de la peur, l’électeur est une fois de plus tenté de voter en fonction des sondages. De voter utile, c’est à dire de ne pas voter en fonction de ses convictions, mais en fonction de ces oracles des temps modernes qui ne valent pas mieux, parfois, que le marc de café. Or, si l’on peut comprendre que ceux et celles qui ont fait de la politique leur métier cherchent à prévoir plusieurs coups à l’avance, afin de préserver leur pouvoir ou de le conquérir, le citoyen a  bien tort de se croire capable de peser sur le résultat final en jouant au billard à trois bandes. Sa voix pèse bien plus, lorsqu’elle reflète ses convictions et contribue à établir des rapports de force. L’exemple le plus criant de manipulation est ce mot d’ordre, lancé par nos politiciens « de gauche » depuis des décennies : votez pour faire barrage au Front National. Le seul vrai barrage est celui des convictions, des valeurs, des idées et de l’action. Et c’est bien le mensonge, la trahison, la corruption et l’abandon des classes populaires par ces mêmes élus qui ont fait monter le FN. La croyance aux oracles et le billard à trois bandes n’ont rien empêché.

 

Ne tombez plus dans le panneau.

 

Votez blanc, si aucun des candidats ne vous semble capable de défendre vos convictions.

Sinon,

Votez Hamon, si vous croyez à la reconstruction d’un parti de gouvernement autour de valeurs de gauche, de progrès social, capable un jour de changer l’Europe de l’intérieur, si vous croyez au revenu universel et que vous ne craignez pas la bombe atomique et la dissuasion nucléaire, car lui, il est pour.

Votez Mélenchon, si vous croyez qu’il peut renverser la table, faire payer les riches, soulager les pauvres, et pousser l’Europe à l’harmonisation sociale, au risque de la quitter si elle ne veut pas changer, si vous êtes contre les langues régionales, si l’idée d’une république cocardière qui fricote avec Poutine ne vous gêne pas, ou si vous pensez qu’on peut aussi changer Mélenchon. 

Votez Poutou, si vous êtes contre la dissuasion nucléaire et le nucléaire civil, contre le nationalisme, pour l’autorisation du voile à l’école, pour le désarmement de la police, pour la démocratie directe, pour l’ouverture des frontières, pour les langues régionales, et si la révolution, les trotskistes et la baston ne vous font pas peur.

Votez Macron, si vous êtes pour que le système se perpétue et se modernise, dans un sens encore plus libéral, mais internationaliste, plus ouvert, et si vous n’avez pas peur que dans ce cas les inégalités se creusent, le marché du travail s’ubérise, ou si c’est le cadet de vos soucis.  

 

Pour en savoir plus, lisez les programmes et, de grâce, votez en fonction de vos convictions, pas en fonction des oracles, provenant des médias ou péchés sur internet.

Au deuxième tour, il sera temps, comme d’hab, d’éliminer celui ou celle qui vous conviendra le moins. D’ailleurs rien ne dit que les favoris des sondages seront au rendez-vous…

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 11 Janvier 2017

Lettre ouverte à M. Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez

 

Atteinte à la liberté d’expression

 

La presse s’est récemment faite l’écho de l’annulation, à votre initiative personnelle, d’un spectacle prévu dans le cadre des dix ans de la médiathèque Georges Perros.

Sanctionner Ronan Le Fur et sa compagnie Gigot Bitume en les privant d’un contrat de travail sous prétexte que M. Le Fur se serait opposé, au nom d’un collectif de 800 personnes, à l’un de vos projets (en l’occurrence la vente du bâtiment Supergel à un privé), nous inquiète beaucoup. Et le fait que l’on soit d’accord ou pas avec les propos tenus par M. Le Fur n’a rien à voir là-dedans.

Que quelqu’un reçoive des aides ou soit rémunéré par une commune n’implique en rien qu’il doive être parfaitement en accord avec la ligne politique ou les décisions du maire de ladite commune. Seule l’annulation d’un évènement tombant sous le coup de la loi (propos racistes, dangerosité, etc.) pourrait s’avérer légitime.

A Douarnenez, pour recevoir une subvention ou pour voir un contrat honoré par la mairie, les acteurs locaux, qu’ils soient entrepreneurs, prestataires ou artistes, devront-ils désormais s’abstenir d’exprimer la moindre opinion, sous prétexte qu’elle pourrait contrarier M le Maire ?

Le respect de l’indépendance et de la liberté d’expression de chacun nous semble être une valeur fondamentale en démocratie. D’autre part, la politique municipale concerne tous les citoyens de Douarnenez et ne saurait être conduite de façon autoritaire, ou s’exercer sous la menace.

Des pratiques d’un autre temps – consistant pour certains élus à décider de l’intérêt de telle ou telle œuvre ou manifestation – reviennent à la mode ici et là. Nous sommes persuadés que vous saurez éviter une telle dérive. Mais sachez que nous, citoyens, acteurs locaux, associations et membres d’associations de Douarnenez, sommes décidés à continuer à nous exprimer, en fonction de nos convictions, lorsque cela nous semble nécessaire. Et que nous serons extrêmement vigilants au respect de cette liberté.

(1) Propos tenus par le maire à Ronan Le Fur

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 7 Janvier 2017

BRRESSSTTT !!!

Le tissu urbain tout neuf ne voulait pas céder

Mais ça déchire

D’un cri

Le bout du bout du bout de la nuit

Sous l’habit de lumière qui cache tes frusques de clodo

Rue Saint Malo

 

Tombé des nues

Tu croyais Brest table rase

Tu découvres Brest palimpseste

Qui tire qui tire sous la rue

Comme un clou dans ta veste qui craque sous le poids

On voit tes nippes alors tu bois !

 

Viens ! Allez ! Viens ! On s’tire  

Avant que tu coules à pic

 

A peine jeté sur le quai

J’éternue

BRRESSSTTT !!!

Putain ! J’ai dû m’enrhumer

BRRESSSTTT !!!

Encore !

BRRESSSTTT !!!

 

Goutte au nez sous le pif du Finistère

 

Tu sais comment on dit Brest en langue des signes ?

On allonge les doigts jusqu’au Conquet pour détacher le chewing-gum de morve

Qui colle à la péninsule

 

Hé ! Pochetron ! Surveille ton langage

C’est pas la faute à Brest si t’es crevard !

 

BRRESSSTTT !!!

Aux angles tranchants

Un vent fou étouffe ces derniers mots mouillés

Au fond de nos gosiers de naufragés :

 

Tu crois que le soleil va pas s’lever ?

T’inquiète

Nous voilà juste noyés

A moitié

 

On est

En rade

D’amour

 

Livre d'artiste signé Gérard Alle et André Jolivet, éditions Voltije, pour sa série consacrée à Brest, dans le cadre de sa collection "Le monde des villes"

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 6 Janvier 2017

Mon lapin bleu, ainsi que mon dernier film, Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin bleu court toujours) sont à présent accessibles sur KuB, et pour 6 mois, avec plein de petits bonus (émission sur France-Inter, film de Mat Jacob, génèse de l'aventure...) Le lien :

http://kubweb.media/project/mon-lapin-bleu-gerard-alle/

 

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 19 Décembre 2016

Bel article au sujet de Mon lapin bleu et surtout de la suite, Al lapin a c'haloup bepred, signé Steven Lecornu, en dernière page du Télégramme.

http://www.letelegramme.fr/bretagne/le-lapin-bleu-les-confidences-d-yvonne-19-12-2016-11336689.php#closePopUp

 

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Rédigé par Gérard Alle

Publié le 21 Octobre 2016

 L’arrivée de l’automne, pour nous les jardiniers, annonce la fin des haricots

 

On y est

La fin des haricots, on y est

 

Plus rien ne peut pousser sur la terre stérile

Nous allons laisser le soleil à l’agonie

Promesses lettres mortes d’un avenir radieux

Hier l’anarchiste montrait son cul aux flics

Aujourd’hui

L’oligarchie se vautre dans le fric

 

On y est

La fin des haricots, on y est

 

Catcheurs en trompe-l’œil, escrocs efficaces

Aujourd’hui

Quel idiot peut encore se voiler la face

Combat truqué où tout le monde est perdant

Aujourd’hui

Les camelots défilent pour nous vendre du vent

 

Invasion migratoire

On te prend pour une poire

Fierté nationale

Duperie banale

Déficit public

Bréviaire pour la clique

Serrage de ceinture

Je sens que c’est mûr

Danger terroriste

Prochain sur la liste

Etat d’urgence

Ça recommence

 

On y est

La fin des haricots, on y est

 

Et quand y’en a un qui se lance

A promettre la lune, nous savons qu’il nous ment

Les voix des démagos s’élèvent de toutes parts

Pour garder leur régime présidentiel

Leur régime préférentiel

Leur pouvoir

Leur pognon

Leur lobby nucléaire

 

Tiens…

Ils n’ont plus qu’à la faire péter, leur putain de bombe !

Pour que ce soit vraiment

La fin des haricots

La fin des haricots

 

Mais si je comprends bien…

Pour eux aussi

Ce serait

La fin des haricots

La fin des haricots

 

Merde ! Ils n’y avaient pas pensé avant 

Les camelots

Que pour eux aussi

Ce serait

La fin des haricots

La fin des haricots

 

On y est

La fin des haricots, on y est

 

Presque

 

A cause de quelques imbéciles

Qui n’ont pas besoin de jardin

Pour avoir un petit pois

Dans la tête

 

Si demain Poutine

Appuie sur le bouton

C’est à eux

Lâches complices

En fascination

Que nous la devrons

 

La fin des haricots

La fin des haricots

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Gérard Alle